Arlequin, un cheval mystérieux

Informations

Race : Mérens
Sexe : Hongre
Né le : 07/04/2010
Taille : 1.50m

Origines

Père : Mirco de la Chiande
Mère : Jamaique la Souleille

Description

Un cheval mystérieux qui cache bien son jeu. Un passé incertain avec quelques mésaventures avec les humains avant de venir chez nous.
Son destin était d’être chez nous, voici le début de son histoire et ce que nous avons pu en reconstituer.

Né dans un élevage extensif Ariégeois, Arlequin était différent des autres par sa sensibilité extrême. Il devait rentrer dans le moule, le même que les autres… Hélas c’était sans compter sur sa volonté de faire changer le regard de l’homme sur le cheval. Il était vif, émotif, incompréhensible, ne faisait rien comme les autres, inattrapable, insaisissable, … Et j’en passe.

L’éleveur nous a contacté lorsqu’il avait 2 ans pour que nous le dressions pour être étalon car c’est un très beau cheval qui a « du chic », de superbes allures et aussi un fort caractère ! A ce moment-là de notre vie, nous venions de terminer la construction de notre maison et Vincent allait pointer le bout de son nez. De plus, nos métiers respectifs nous prenaient trop de temps pour que nous puissions en consacrer à d’autres chevaux que les nôtres et nous avons refusé de le prendre au travail.

L’éleveur le vendit à un couple qui avait d’autres chevaux pour qu’il fasse des poulains. C’est ainsi qu’il déménagea (non sans mal pour monter dans le camion…) pour habiter dans la plaine Ariégeoise.

En parcourant les annonces, Thierry tomba sous le charme de ce magnifique cheval. Il alla à sa rencontre et s’aperçut qu’il s’agissait du cheval que nous avions refusé de prendre au travail quelques années auparavant. Après avoir longuement négocié avec moi le fait qu’on pouvait le prendre à l’essai et lui laisser une chance, je me suis laissé convaincre…

Les personnes qui devaient nous l’amener n’ont jamais réussi à le faire monter dans le camion malgré les 10kg de pommes et de carottes qui ont été utilisées. Thierry, qui n’était pas à faire monter son premier cheval dans un camion a mis 1h30 ! Le principal problème venait du fait qu’il avait appris à partir en arrière ou se cabrer lorsqu’on lui demandait d’avancer et qu’en tant qu’étalon, il n’avait aucune envie de quitter ses juments… Ça commençait bien !

Arrivé à la maison, il était plutôt à son aise et ne laissait personne indifférent de par son charme. Durant son mois d’essai, Thierry l’a travaillé à pied (puisqu’il n’était pas débourré) 5 jours sur 7 pour pouvoir se faire une idée du travail qu’il y avait à faire avec lui.

Je l’ai essayé aussi mais sans grande conviction car pour moi il avait un passé trop lourd et la récupération spontanée aurait le dernier mot. Nous ne savions pas encore si nous allions le garder pour être un futur reproducteur, un hongre qui serait mis à la vente après avoir suivi le cursus de la Relation de Complicité® ou si nous allions le rendre à son propriétaire.

Au vu des progrès qu’il avait fait dans le mois, de son look superbe et comme il s’entendait bien avec nos chevaux, nous avons décidé de le garder. Carrière d’étalon ou hongre ? Nous ne savions pas encore. Au vu des 2 magnifiques étalons que nous avions déjà et des poulains mâles qui étaient nés et que nous souhaitions garder pour une carrière de reproducteurs, nous avons décidé de le faire castrer.

Après quelques mois, il reprit le travail avec nous et en participant aux cours et stages de Relation de Complicité®. Nous l’avons fait participer à différents salons et manifestations où des personnes du public ont pu l’utiliser à pied pour découvrir la Relation de Complicité®. A chaque fois, il nous a bluffé en nous montrant sa gentillesse et sa sensibilité qui devenait son point fort. En effet, il était facilement manipulable par n’importe qui puisqu’il répondait à la moindre sollicitation du moment qu’on parlait un langage qu’il comprenait.

Son débourrage fut facile et rapide car nous étions engagés pour Randacheval et je n’avais toujours pas de monture. En une semaine cela fut fait ! Au pas et au trot en extérieur, cela était suffisant pour notre petite randonnée du week-end. Arlequin s’est super bien comporté lors de ces deux jours et nous étions ravis de son comportement et de ses progrès en si peu de temps : attentif, franc, le pied sûr, qui passe partout.

Au vu du travail accompli et de ses progrès, il a été mis en vente. Plusieurs personnes sont venues le voir mais ça ne collait pas avec lui. Nous cherchions LA bonne personne, le bon propriétaire…
En attendant, je continuais à le travailler pour moi et à m’en servir pour les démonstrations à pied. Je savais qu’il était là pour m’aider à progresser, à passer un cap. Je décidais de le prendre pour passer mon BFE EE1 avec Andy Booth au domaine de Fraisse à côté de Carcassonne. Il a été super et m’a permis de valider cet examen.

De séance en séance, d’aventure en aventure, notre complicité grandissait et beaucoup de personnes qui me voyaient avec lui me disaient : « Mais Julie pourquoi tu ne le gardes pas pour toi ? Vous allez tellement bien ensemble… Avec toi il est serein, il est bien ». C’est ainsi que j’ai décidé de le retirer de la vente en novembre 2018 et de le garder pour moi. Depuis cette décision, j’ai continué le travail avec lui et les progrès en quelques mois ont été encore plus rapides. A croire que quand on lâche prise tout arrive !

Et pour ne rien gâcher, il est au pré avec Armonie et ils s’entendent merveilleusement bien tous les deux.

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